Edito : La cabale, on a tout compris

Les violations de nos espaces terrestres et aériens par des engins et aéronefs sans le consentement préalable du Mali, l’obligation pour les Maliens d’attendre d’être autorisés pour survoler son propre espace, l’absence de souveraineté sur nos ressources minérales sont les expressions de domination auxquelles le Mali a dit non, pour exercer désormais la plénitude de sa souveraineté.
Sa position stratégique dans le concert des nations, souverainement choisie vise à défendre les intérêts du peuple malien, avec honneur et dignité. Elle explique la détermination avec laquelle la nation est engagée pour éradiquer toute position contraire, notamment les velléités de domination néocolonialiste, usant des contours machiavéliques pour déstabiliser l’Etat du Mali en reconstruction, freiner l’émergence économique et mettre en péril nos valeurs de dignité.

Ces valeurs traditionnelles durement enracinées comportent les droits humains dans leurs formes les plus élégantes et les plus originelles, magnifiant les droits spécifiques des femmes des enfants, des étrangers, mais aussi les droits des messagers (devenu liberté d’expression et de la presse). La charte de Kourou kan Fuga première constitution au monde garantissant les droits humains fondamentaux, proclamée en 1236, est inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2009.
Ainsi au nom de la liberté d’expression, la presse dans les Etats du Sahel s’oppose à la désinformation et les cabales médiatiques véhiculées par des sommes d’informations semi-finies ou prêtes à porter, collectées et traitées dans la pure tradition du respect des intérêts des sponsors étrangers.
Cette cabale intervient pour appuyer les tentatives vaines de faire main basse sur les ressources du Sahel, après avoir créé les conditions par l’insécurité et le terrorisme pour revenir en maître sans partage. On a tout compris.

B. Daou

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