A peine l’encre de la signature des décrets attribuant l’exploitation de l’Uranium à deux sociétés nigériennes a séché, que la rébellion est remontée sur son char de mort contre le régime du Président Général Abdourahamane Tiani au pouvoir. Casus belli : l’attribution par le gouvernement nigérien, le vendredi 21 août 2026, à deux sociétés minières nationales, des Permis de grande exploitation minière d’uranium, mettant définitivement out, l’entreprise française ORANO. C’est la deuxième fois que l’aéroport et la base 101 de Niamey font l’objet d’attaques militaires, visant le même dessein. Dans ces attaques, il y a une forte odeur d’uranium, comme celle du lithium et de l’or a marqué des attaques au Mali. Les ressources du Sahel constituent sans doute le casus belli, comme si les sahéliens anciennes colonies devaient rester sous emprises des anciennes puissances coloniales.
Une huitaine a suffi, après l’attribution des Permis pour Grande Exploitation Minière d’Uranium à Tsumco SA et Мамісо, par deux décrets pris en conseil des ministres le 21 août 2026, pour que la détermination soit grande du côté des forces ennemies, qui tentent de renverser le pouvoir du Général Abdourahmane Tiani. Ces forces hostiles n’ont pas attendu de se muer en groupes armés terroristes sous formes de JNIM ou FLA, comme ce fut le cas au Mali le 25 avril 2026. Des éléments de l’armée sont directement passés à l’attaque sans mue. Comme au Mali, ils ont été contenus, pour combien de temps ? Parmi les pays amis qui ont rapidement condamnés la mutinerie et affirmé leur soutien au Général Tiani, figure l’Algérie d’Abdelmadjid Tebboune, celui là même qui souhaite faire visiter son palais au Général Assimi Goïta du Mali. Le Tchad de Mahamat Idriss Déby, cité parmi les pays impliqués dans la tentative de renversement du Général Tiani et de l’AES, avait lui aussi, récemment invité le Président Assimi Goïta à venir à Ndjamena. A croire qu’il y a un acharnement à voir le Président malien Général Assimi Goïta partir… Les évènements de la Base 101 de Niamey sonnent une alerte pour Assimi Goïta, sur l’éventualité de son voyage à Alger.
C’est la deuxième fois que l’aéroport et la base 101 de Niamey font l’objet d’attaques militaires, visant le même dessein. Dans ces attaques, il y a une forte odeur d’uranium, comme celle du lithium et de l’or a marqué des attaques au Mali, notamment dans les régions de Bougouni et de Kayes où se trouvent les mines de lithium et d’or de Loulo – Gounkoto, à un moment où certaines sociétés minières étrangères refusaient de se soumettre à l’application du nouveau code minier de 2023.
Le timing était celui de l’inauguration le 3 novembre 2025 par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, de la deuxième mine de lithium de la région, situé à N’Ganala dans région de Bougouni (le site minier est exploité par la société Les Mines de Lithium de Bougouni SA – LMLB SA). Le Général d’Armée Assimi Goïta n’a pas manqué de saisir l’opportunité pour tenir une conférence des cadres où il a délivré de fermes messages pour la défense de la patrie et contre les actes de subversion.
Les groupes armés en mission semaient la terreur pour empêcher la circulation des camions citernes, qui importaient du carburant et devaient ravitailler le pays. Les axes routiers dans les régions minières de Bougouni et de Kayes devenaient impraticables.
Le modus operandi n’est pas différent du Mali au Niger. Les ressources du Sahel constituent sans doute le casus belli, comme si les sahéliens anciennes colonies devaient rester sous emprises des anciennes puissances coloniales. Ces attaques des groupes extrémistes sont orientées contre la souveraineté des Etats africains, notamment ceux de la Confédération des Etats du Sahel. Elles s’intensifient à chaque fois que ceux-ci marquent un pas décisif pour repousser les frontières de leur souveraineté diplomatique et économique. A croire que chaque pas en avant de la souveraineté est une menace contre des intérêts étrangers assis sur l’exploitation des ressources intérieures des pays du Sahel.
Tenez, le casus belli !
Le gouvernement nigérien vient d’attribuer par décrets pris en conseil des ministres, le vendredi 21 août 2026 à Niamey, sous la présidence du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, à deux sociétés minières nationales, des Permis de grande exploitation minière d’uranium. Ce, après le renvoi de ORANO, entreprise française d’Etat et spécialisée dans les combustibles nucléaires.
Le premier projet de décret porte attribution d’un Permis pour Grande Exploitation Minière d’uranium situé dans la Commune d’Arlit, Département d’Arlit, Région d’Agadez, à la Société TELOUA SAFEGUARDING URANIUM MINING COMPAGNY (TSUMCO SA). Après la nationalisation de la Société des Mines de l’Air (SOMAÏR), selon le communiqué final du conseil des mines, ’’il a été créé en lieu et place de celle-ci, la Société TELOUA SAFEGUARDING URANIUM MINING COMPAGNY (TSUMCO SA)’’.
Pour ce qui est du second projet du décret, il s’agit de la réattribution du Permis pour Grande Exploitation Minière d’Uranium dénommé « MADAOUELA I » situé dans la Commune Urbaine d’Arlit, département d’Arlit, Région d’Agadez à la société MADAOUELA MINING COMPANY «МАМІСО».
Au titre de cette réattribution, ’’il est convenu notamment, le paiement d’une redevance initiale forfaitaire de 10 millions de dollars US au profit de l’Etat, la contribution de la société au renforcement des capacités des agents de l’administration des Mines et développement local des collectivités impactées par le projet’’. Par ailleurs, ’’la Société s’engage à respecter les dispositions relatives au contenu local dans le secteur des Mines, à travers la création d’environ 1000 emplois au profit des jeunes Nigériens et la priorité accordée aux entreprises locales dans le cadre des prestations de services et de fournitures de biens durant la vie du projet’’ conclut la source. Qui a intérêt aux conflits récurrents et l’insécurité de sortes que les ressources nationales ne puissent pas profiter aux Sahéliens ?
B. Daou




