La Charte nationale, un document d’une haute valeur républicaine

La charte nationale pour la Paix et la réconciliation nationale, est présenté comme un document d’une haute valeur républicaine, qui restaurera la souveraineté du Mali sur ses initiatives de résolution de crise ou de conflit. Le processus de dialogue entamé par notre pays sous l’égide d’acteurs extérieurs avait été hypothéqué pour servir d’autres intérêts. Un tel processus excentré n’offrit aucune perspective de paix durable entre les Maliens. En conséquence le peuple malien n’avait d’autre choix que de s’approprier cet important mécanisme, afin de mettre en place une architecture de paix, juste et durable dans notre pays, analyse le président Assimi Goïta.

La commission de Rédaction du projet de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, a procédé le 22 juillet 2025 au CICB, à la remise officielle au président de la Transition, chef de l’Etat Général Assimi Goïta, du document qui servira de référence pour toutes initiatives, actions et activités pour la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre ensemble au Mali : le projet de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale.

La cérémonie de remise du projet de charte s’est déroulée en présence du Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Général de Division Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de la Transition (CNT), Général de corps d’Armée, Malick Diaw, du ministre de la Réconciliation nationale, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’Armée, Ismaëla Wagué, de plusieurs autres membres du gouvernement et du CNT, des membres des corps diplomatiques et consulaires, des présidents des Institutions et organismes spécialisées, des présidents des autorités administratives et indépendantes, des gouverneurs des régions et du district de Bamako, le président de la délégation spéciale du district de Bamako, du maire de la Commune III du district de Bamako, du chef d’état-major général des armées du Mali etc. Bref il s’agit d’un grand jour par la stature de l’évènement et des personnalités présentes au Centre international de conférences de Bamako, ce mardi.

Devant un public nombreux des forces vives venues des régions et du district de Bamako, des participants à l’atelier de restitution du projet de charte, dont les gouverneurs, les représentants des ambassades et consulats, le président de la Commission de rédaction du projet de Charte nationale, pour la Paix et la réconciliation nationale, Ousmane Issoufi Maïga a présenté le président de la transition, chef de l’Etat, Général d’Armée Assimi Goïta, comme celui qui a permis au Mali de retrouver sa voie, car avec lui, « désormais le destin du Mali se fera par les Maliens, sans aucune ingérence extérieure ». C’est sans doute, une ère nouvelle qui a sonné cet appel des Maliens à « s’assumer, à user de leur savoir, de leur savoir-faire et de leur savoir être, à puiser dans les profondeurs de leur histoire et de leur culture, plusieurs fois millénaires, pour relever les défis et trouver les solutions nationales aux problèmes de leur Nation », selon le président de la Commission de Rédaction.

Pour le Président de la Transition, Général d’Armée Assimi Goïta, cette réunion est une circonstance toute particulière, qui participe de « notre volonté commune de bâtir un avenir de paix pour notre nation, notre engagement de traduire en acte les aspirations profondes du peuple malien. La présente cérémonie est d’autant plus singulière, qu’elle est porteuse d’un rêve collectif, celui de l’espoir d’une paix durable, de la cohésion sociale, en somme, de la réconciliation dans notre chère patrie », selon le Général Assimi Goïta. Les cérémonies solennelles marquant la remise officielle du projet de la Charte nationale pour la Paix et la réconciliation nationale constituent une étape décisive dans la perspective d’un avenir meilleur, a déclaré Général Assimi Goïta. Cette charte, fruit d’un dialogue national inclusif, et enracinée dans nos valeurs, exprime la souveraineté retrouvée du Mali sur ses choix de paix, de justice et de cohésion sociale, ajoute le chef de l’Etat, Général d’Armée Assimi Goïta. « Après de tant de soubresauts, d’incertitudes et de ressentiments, à la suite ou à l’occasion de situation de crise ou de conflits, l’ère est venue de panser les plaies, d’écouter des voix longtemps tues et d’envisager l’avenir sous de meilleurs auspices », a déclaré le chef de l’Etat, Assimi Goïta.

A ce tournant décisif de notre histoire, nous devons tous dans la résilience et dans la conviction d’un avenir meilleur, joindre nos efforts pour que le Mali continue d’être et de se développer. Il nous appartient de transformer en opportunité les défis multiples auxquels nous sommes confrontés, afin de réduire à leur simple expression, les pronostics et les vœux défavorables contre la marche souveraine du Mali. Selon le Général d’Armée Assimi Goïta, « victime de manœuvres géopolitiques habilement orchestrées, notre Etat avait été affaibli à dessein et son intégrité territoriale sérieusement ébranlée » par des velléités subversives sur fond de « terrorisme suscité et soutenu par des sponsors étrangers ». Il voit dans la charte nationale pour la Paix et la réconciliation nationale, comme un document d’une haute valeur républicaine, qui restaurera la souveraineté du Mali sur ses initiatives de résolution de crise ou de conflit. Le processus de dialogue entamé par notre pays sous l’égide d’acteurs extérieurs avait été hypothéqué pour servir d’autres intérêts. Un tel processus excentré n’offrit en réalité aucune perspective de paix durable entre les Maliens, poursuit-il. En conséquence le peuple malien n’avait d’autre choix que de s’approprier cet important mécanisme afin de mettre en place une architecture de paix, juste et durable dans notre pays.

Parmi les domaines analysés par la charte, on peut citer la gouvernance, l’éducation aux valeurs, la culture, la justice, l’éducation, la lutte contre la corruption, la gestion des ressources naturelles, les médias, la jeunesse, la paix, la défense et la sécurité.

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