La deuxième édition de la campagne de commercialisation des amandes de karité au titre de l’exercice 2026-2027 a été officiellement lancée, jeudi 24 septembre 2026, à la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du ministère de l’Agriculture. La cérémonie était présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Abdrahamane Touré, en présence de la présidente de l’Interprofession de la filière Karité du Mali, Coumba Samoura, ainsi que de plusieurs acteurs du secteur.
À l’ouverture de cette nouvelle campagne, les acteurs de la filière ont dressé le bilan de la précédente édition et dégagé les perspectives pour renforcer la commercialisation et la transformation locale des amandes de karité.
Selon la présidente de l’Interprofession de la filière Karité du Mali, Coumba Samoura, la campagne précédente a permis une avancée importante avec la mise en place d’un cadre de contractualisation entre l’Interprofession et les unités industrielles locales. La signature d’un mémorandum d’entente avait ainsi marqué un engagement en faveur de la valorisation de la production nationale et de la transformation locale des amandes.
Elle a toutefois relevé que les objectifs de quotas fixés lors de la première campagne n’ont pas été entièrement atteints. Cette situation s’explique notamment, selon elle, par l’évolution du cours mondial du karité, qui a modifié les conditions du marché et influé sur les capacités d’achat des opérateurs.
« Cet engagement des industries constitue un acquis qu’il nous appartient de consolider et d’amplifier au cours de la présente campagne », a-t-elle déclaré, estimant que les enseignements de cette première expérience doivent permettre d’améliorer le mécanisme de contractualisation.
Pour cette deuxième édition, l’Interprofession entend faire mieux que lors de la précédente campagne, en renforçant le dialogue entre productrices, collectrices, organisations de femmes, commerçants et industriels. L’objectif est de parvenir à des engagements réalistes, adaptés aux réalités du marché et respectueux des intérêts des différents maillons de la chaîne.
De son côté, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Abdrahamane Touré, a rappelé l’importance stratégique de la filière karité pour l’économie nationale. Il a notamment souligné son rôle dans l’autonomisation économique de milliers de femmes rurales impliquées dans la collecte, la transformation et la commercialisation des amandes et du beurre de karité. « La filière karité est l’une de nos filières agricoles stratégiques, en raison de sa contribution remarquable à la création d’emplois, à l’autonomisation des femmes en milieu rural, au développement socioéconomique et à la sécurité économique et financière des zones de production », a-t-il indiqué.
Il a également insisté sur la nécessité d’une gestion inclusive de la filière, fondée notamment sur la responsabilisation des acteurs, la mutualité et la contractualisation. Se référant à l’article 174 de la Loi d’Orientation Agricole, le Secrétaire général a rappelé que les organisations interprofessionnelles agricoles ont notamment pour missions de renforcer les capacités de leurs membres, de favoriser les démarches contractuelles, d’améliorer l’adaptation des produits aux marchés, de diffuser les informations relatives à la filière et de contribuer à la sécurité sanitaire des produits.
Il a enfin réaffirmé l’engagement du Gouvernement à accompagner le développement de la filière karité à travers différents projets et programmes.
Hawa Niangaly




