Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs/ Les membres de la Commission Nationale de Gouvernance formés sur le développement socio-économique

L’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin BEYE de Bamako, a abrité, le lundi 15 décembre 2025, la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur la formation des membres de la Commission Nationale de Gouvernance du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (CNG-MAEP) et d’autres acteurs sur l’élaboration du Rapport National de Gouvernance (RNG). Cet atelier de deux jours est organisé par la Commission Nationale de Gouvernance du MAEP. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre des Maliens Etablis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Mossa Ag Attaher, Point Focal du MAEP au Mali, en présence du Président de la CNG-MAEP, Souleymane Coulibaly, du directeur général de l’Ecole de maintien de la paix de Bamako, Colonel major, Souleymane Sangaré, et d’autres personnalités. Il ressort de cette cérémonie que le Mali entend faire de la bonne gouvernance un objectif majeur dans la gestion des affaires publiques.
Après les mots de bienvenue du directeur général de l’Ecole de maintien de la paix de Bamako, Colonel major, Souleymane Sangaré, le Président de la Commission Nationale de Gouvernance du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs, Souleymane Coulibaly, a fait savoir que le MAEP est un instrument auquel les Etats membres de l’Union Africaine adhèrent volontairement et qui sert de mécanisme de contrôle des africains par les africains. Selon lui, il vise essentiellement à favoriser l’adoption des politiques, des normes et des pratiques qui visent la stabilité politique, la croissance économique accrue, le développement durable et l’intégration économique sous-régionale et continentale. Il a indiqué que le cadre global du MAEP repose sur les principes de participation, de régularité, de responsabilité, d’inclusivité, de transparence et d’ouverture, en lien avec l’efficacité et la réactivité. Pour lui, ce qui distingue le MAEP est son envergure exhaustive, couvrant tous les niveaux: le gouvernement, le parlement, la justice, ainsi que le secteur privé et la société civile. Il a précisé que le Mécanisme conduit des évaluations simultanées sur cinq piliers distincts: Démocratie et bonne gouvernance politique, Gouvernance économique et gestion, Gouvernance d’entreprise, Développement socio-économique durable à large assise, Résilience de l’État aux chocs et aux catastrophes (SRSD). Par ailleurs, il a signalé que la Commission Nationale de Gouvernance du MAEP regroupe les principaux acteurs impliqués dans la mise en œuvre du processus que sont: l’Etat, le secteur privé, la société civile. En outre, Souleymane Coulibaly a indiqué que la mission essentielle de la Commission Nationale de Gouvernance est la production du Rapport d’Auto-Evaluation (RNAE).

« Vous comprendrez toute la nécessité de la formation des membres de la Commission Nationale de Gouvernance et autres acteurs en vue de les familiariser avec la technique d’élaboration du Rapport National de Gouvernance (RNG), qui est la principale tâche assignée à la Commission Nationale de Gouvernance du MAEP », a conclu Souleymane Coulibaly. Pour sa part, le Ministre des Maliens Etablis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Mossa Ag Attaher, Point Focal du MAEP au Mali a souligné que l’adhésion du Mali, en mai 2003, au Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) découle de l’engagement politique du Mali, de faire de la bonne gouvernance un objectif majeur dans la gestion des affaires publiques. Avant d’ajouter que les rapports produits par la commission nationale de gouvernance abordent largement plusieurs préoccupations dont celles de paix et sécurité, de protection des Droits humains, de modernisation des Institutions publiques, de genre, de développement socio-économique et aussi de gestion des finances publiques singulièrement la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent. « Malgré la crise multidimensionnelle que le pays traverse depuis 2012, le Gouvernement du Mali dans un souci de transparence maintient son engagement au mécanisme en dotant la Commission des moyens nécessaires à la poursuivre ses activités de sensibilisation et de renforcement des capacités des acteurs nationaux dans le processus de gouvernance et également de participer aux activités du Secrétariat Continental du MAEP. Au sortir de vos travaux, nous attendons des résultats au nombre des quels, une maitrise parfaite des méthodes et des outils pour la production du Rapport National de Gouvernance, une collaboration renforcée entre les membres de la Commission nationale et les autres acteurs en particulier les structures du MAEP du Burkina Faso et de la République du Niger », a conclu le ministre Attaher.
Aguibou Sogodogo Le Républicain

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