Edito : Métaux précieux du sang des Maliens

La commission de négociations et de renégociations avec les sociétés minières, faisant suite à l’audit des contrats miniers, ayant débuté en 2022 sur recommandations des Assises nationales de la Refondation, n’aurait jamais pu finir ses travaux et remettre, ce lundi 1er décembre 2025, son rapport au Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, s’il n’y avait pas eu cette victoire décisive sur les hordes terroristes, qui avaient lancé l’assaut qu’il croyait final au sud et au centre du pays. De toute évidence, leur objectif n’était pas de prendre Bamako, parce qu’il ne s’agit pas d’une mission d’islamisation, mais d’occuper les régions minières de lithium et d’or de Bougouni et de Kéniéba, afin d’y saboter les usines, les camions, les installations, terroriser le personnel et enlever des responsables. Le sang des civils (chauffeurs et apprentis) et militaires, a permis d’ériger un rempart d’airain pour défendre les intérêts vitaux des Maliens.

La victoire des FAMa a sans doute facilité, le couronnement des travaux de la commission de négociations et de renégociations des contrats miniers. Lesdits travaux ont permis « le recouvrement de 761 milliards FCFA, et l’assujettissement de toutes les sociétés minières au Code minier de 2023, augmentant ainsi les recettes publiques de 585,7 milliards FCFA par an pour les sociétés auditées », selon un communiqué du gouvernement.

Le dossier minier serait étroitement lié à la recrudescence à la hussarde des attaques terroristes pour asphyxier et assener le coup de grâce à l’Etat, qui a résisté à tant d’épreuves (sanctions diplomatiques, économiques et financières). Il suffit de regarder de près pour voir dans le viseur les mines de lithium et d’or. L’entrée en exploitation de la mine de lithium de Goulamina, qui a aiguisé la convoitise et les appétits étrangers, puis de celle de NGaranna, ainsi que les négociations et renégociations avec les sociétés minières, ont constitué les ingrédients d’une poudrière prête à sauter depuis l’annonce d’embargo faussement djihadistes (juillet 2025). Le terrorisme armé de l’extérieur s’oppose à ce que le Mali exploite ses ressources minières pour se développer et assurer le bien-être de ses enfants, et surtout pas avec des partenaires choisis en toute souveraineté et en connaissance de cause. Qui a intérêt à ce que la Mali reste dans les liens de la dépendance politique et économique, et qu’il ne puisse pas choir librement un partenariat gagnant gagnant ? Qui partage et soutient les activités terroristes visant à désintégrer l’Etat du Mali?

Du nord et du centre, les terroristes ‘’éclairés’’ et ‘’téléguidés’’ ont transporté le champ de bataille au sud et à l’Ouest du pays, visant les régions de lithium et aurifères du Mali, notamment pour atteindre voire occuper les régions de Bougouni et Kéniéba où résident sur des kilomètres les immenses gisements de lithium et d’or. Peine perdue, les FAMa et la force conjointes de l’AES, qui se sont adaptées à la guérilla ont endigué les instruments de l’impérialisme abrités dans les forêts du sud et de l’Ouest. La bataille du carburant est presque gagnée par le Mali, même si cette victoire est précaire et reste une quête perpétuelle, laissant de la place à une guerre durable, avec des tentacules de l’ennemi, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.
B. Daou Le Républicain

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