Au pouvoir depuis 2021, le Président Mohamed Bazoum, dernier allié des Occidentaux dans le Sahel, a été renversé, le 26 juillet 2023 par le colonel major Amadou Abdourahamane Tiani, à la tête du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).
La CEDEAO se réunit à Abuja (Nigeria) en session extraordinaire sur le Niger, le 30 Juillet 2023 et lance un ultimatum de sept jours aux militaires pour restaurer le pouvoir du président déchu Bazoum. La CEDAO a menacé de mettre en place une force en attente pour intervenir militairement, afin de rétablir l’ordre constitutionnel, si cet ultimatum n’était pas respecté. En réaction à cette menace de la CEDEAO, les gouvernements du Mali et du Burkina Faso ont déclaré dans un communiqué, lundi 31 Juillet que « toute intervention militaire contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre le Mali et le Burkina Faso ». Les trois Etats (Mali, Burkina Faso, Niger), tous membres de la CEDEAO, confrontés au terrorisme ont créé le 16 Septembre 2023 l’Alliance des Etats du Sahel (AES), avec la signature de la charte du Liptako-Gourma, une alliance de défense mutuelle.
Ils annoncent leur retrait de la CEDEAO, le 28 janvier 2024, et se constituent en confédération AES, par la signature du traité le 6 Juillet 2024 à Niamey, en élargissant le champ d’action de l’Alliance pour inclure une intégration politique et économique commune. La confédération s’appuie sur trois piliers : la défense, la diplomatie et le développement.
Une force conjointe est constituée pour combattre les groupes armés terroristes, défendre la souveraineté des Etats de l’AES et rétablir la sécurité. D’Etats faillis en 2020, le Niger, le Mali et le Burkina Faso, en décidant de prendre en main leur destin, sont en passe de devenir avec la confédération AES, l’épine dorsale du Sahel.




