Tel un canari percé, notre pays se penche sur ses blessures et tente prudemment de trouver des solutions plus efficaces à la guerre asymétrique imposée par le terrorisme. Sans répit et sans désemparer, le Mali depuis 2012 fait face à plusieurs types d’assaillants au dénominateurs commun, usant du terrorisme : des attaques meurtrières contre les populations (civils et militaires) semant la terreur partout.
C’est le but recherché par la horde de groupes armés et leurs « sponsors », mais l’objectif reste sans doute, le changement de régime à leur guise, pour disposer à la place du pouvoir en place, des femmes et des hommes qui peuvent leur assurer libre accès aux ressources maliennes, et libre exploitation à satiété.
Des attaques se multiplient et se banalisent, des hommes à l’accoutrement, des présumés djihadistes se dévoilent et se promènent à visage découvert. C’est actuellement le centre, le sud et l’ouest du pays qui sont sur la sellette. Ces hommes qui défient l’Etat malien paraissent sans peur, témoignent des populations locales. Ils viennent recruter dans le vivier local, perçoivent la zakat sur le bétail et passent des accords avec les habitants qui cherchent à préserver les vies humaines, les récoltes et le bétail.
Selon des sources sécuritaires, les Forces armées et de sécurité, en prônant le discernement, évitent de tomber dans certains pièges en phase opérationnelle. Ce n’est qu’après avoir réuni un certain nombre d’éléments de certitude que l’armée libère son déluge de feu sur des terroristes. En effet, le temps de l’armée n’est pas celui des populations qui ne comprennent pas certaines lenteurs dans les frappes. Ne vaudrait-il pas mieux laisser partir des terroristes que de frapper des civils innocents ? Les FAMa formées aux droits humains savent la conduite à tenir, selon la hiérarchie militaire. Ainsi « les opérations des FAMa sont menées dans une démarche prudente et efficace, les frappes ratent difficilement leur cible et ne visent que des terroristes actifs sur le terrain », explique un spécialiste des questions sécuritaires.
Le Mali connait un froid diplomatique et une réorientation de ses choix de partenariats, ce qui ne laisse pas indifférentes certaines puissances étrangères, qui tiraient jadis profit des ressources du pays d’Assimi Goïta. Elles mèneraient une guerre sans merci pour empêcher la souveraineté de l’Etat malien sur l’ensemble de son riche territoire.
La guerre des ressources n’a pas épargné le secteur minier, le Mali ayant décidé de mettre en application le nouveau code minier de 2023 avec un contenu local et une amélioration de la part du Mali dans les intérêts générés par l’exploitation. Le plus grand complexe minier au Mali, les mines de Loulo-Gounkoto, a été mise sous administration provisoire, faute d’avoir eu un accord avec la société canadienne Barrick Gold. Cette société a choisi d’engager un bras de fer avec le gouvernement malien refusant de se soumettre au code minier malien. Le gouvernement n’est pas dupe et peut constater un déplacement de l’épicentre de l’insécurité vers l’Ouest malien, une région aurifère par excellence et jadis havre de paix.
De l’insécurité galopante aux sanctions économiques et des incitations à la révolte des populations, jusqu’au blocus des axes routiers et des villes, des attaques contre des unités de production pour asphyxier économiquement le pays, tout a été essayé. Et même une conspiration impliquant des militaires est à déplorer. C’est assez, les Maliens doivent se réveiller et se dresser comme un seul homme pour mettre fin à l’insécurité, car chaque personne est un soldat, quand les institutions de la République, l’intégrité territoriale, et la souveraineté de l’Etat sont gravement menacées.
Aujourd’hui, plus que jamais, le Mali a, sans délai, besoin de rassemblement et de cohésion de tous ses enfants pour gagner la bataille contre le terrorisme les défis qui l’assaillent impétueusement.
Selon la Constitution du 22 Juillet 2023 dans son Article 24 : « La défense de la Patrie est un devoir pour tout citoyen.
Tous les citoyens âgés de 18 ans au moins peuvent être mobilisés aux côtés des Forces Armées et de Sécurité pour la défense de la Patrie. »
La présente Constitution dans son Article 63 prévoit: « Le Président de la République est le Chef suprême des Forces Armées et de Sécurité. Il préside le Conseil de Sécurité nationale et le Comité de Défense nationale.
Le Président de la République ordonne la mobilisation générale et détermine les modalités de participation des citoyens à la défense de la Patrie lorsque la situation sécuritaire l’exige ».
Le Républicain




