De sources concordantes, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali et deux de ses collaborateurs ont été placés sous mandat de dépôt, ce mercredi 23 novembre 2022, pour «atteinte aux biens publics ». Il leur est reproché des malversations dans la gestion d’un fonds Covid de plus de 10 milliards de FCFA. Après un silence qui a commencé a pesé lourd, la lutte contre l’impunité reprend elle ses droits. C’est le moins que l’on puisse dire car le président de la CCIM, est quand même un gros poisson dans les filets de la justice. A condition que l’affaire ne se termine pas en queue de poisson. La lutte contre l’impunité est un axe majeur dans la Refondation, à côté de la sécurisation du pays, les reformes politiques et institutionnelles, les élections pour le retour à l’ordre constitutionnel.

Dans les milieux populaires, on commençait à croire à la désillusion et au désenchantement, après un grand silence sur le front de la lutte contre l’impunité et les crimes économiques. Ces Maliens saisis du doute, vont-ils retrouver enfin la confiance aux autorités de la transition, en la justice malienne, qui vient de donner le ton à nouveau. Après un silence assourdissant, la lutte contre l’impunité reprend-elle ses droits ? C’est le moins que l’on puisse dire, car le président de la CCIM, est quand même un gros poisson dans les filets de la justice. A condition que l’affaire ne se termine pas en queue de poisson, commentent les plus sceptiques, non pas sans rappeler que la lutte contre l’impunité est un axe majeur dans la Refondation, à côté de la sécurisation du pays, les refores politiques et institutionnelles, les élections pour le retour à l’ordre constitutionnel.
Gardés à vue depuis le mardi 22 novembre par l’Unité d’Enquêtes de la Brigade du Pôle économique et Financier de Bamako, le président de la CCIM, Youssouf Bathily, son Secrétaire général Cheick Oumar Camara et son Comptable, Lamine Sacko, ont été finalement placés sous mandat de dépôt ce mercredi, où ils restent à la disposition du Juge d’instruction du pôle économique. Selon nos informations, ils sont inculpés pour « atteintes aux biens publics ».
Ce Fond Covid 19 de plus de 10 milliards de FCFA, destiné à accompagner les entrepreneurs maliens pour faire face aux effets de la pandémie à coronavirus aurait fondu comme peau de chagrin, ayant vécu ce que vivent les fonds au Mali : les détournement et malversations financières. Certains parlent d’évasion financière de ce fonds entre la Primature et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali. Une version balayée du revers de la main par d’autres, qui estiment que la disparition entre la Primature et la CCIM, d’un tel montant destiné à soutenir les commerces et les industries, aurait suscité un tollé général, si les responsables de la CCIM n’étaient pas impliqués jusqu’au cou.
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