Droits de l'homme - Politique - Société - 3 novembre 2022

Affaire profanation du Saint Coran : Me Mountaga Tall s’exprime sur le sujet

Les libertés d’expression, de culte et de conscience, qui cadrent bien avec la laïcité, ne sont guère synonymes de droit de blasphémer, au contraire, elles se nourrissent de tolérance. Dans un article intitulé « Non au blasphème ! », que Laviesahel.com publie ci-dessous, Me Mountaga Tall, s’exprime sur le sujet brûlant du blasphème. Selon lui, « La laïcité, la liberté de culte laisse à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire. Mais elle n’autorise pas à insulter, profaner, outrager ce en quoi l’autre croit. En tout cas pas ici au Mali ». Dans ce texte il dit ce qui attend celui qui profane le Saint Coran. A lire !

NON AU BLASPHÈME !
Au-delà de l’intolérance, le blasphème est le summum de la provocation par bêtise et sottise. Comment peut-on en effet s’en prendre gratuitement aux croyances d’autrui ?
Au Mali, le droit de blasphémer n’existe pas.
Le blasphème c’est l’outrage à la Divinité, à la religion ou au sacré. Or l’outrage, quelle qu’en soit la forme, n’est pas acceptable entre gens civilisés ou de bonne éducation.
En Islam, dans la Sourate 109 (Al Kafirune – Les infidèles) du Saint Coran il est dit « Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. A vous votre religion, et à moi ma religion ».
Le blasphème n’a rien à voir avec la liberté d’expression, de culte, de conscience ou je ne sais quelle autre liberté ou licence. Aucun sarcasme, moqueries ou autres caricatures ne sauraient le justifier. A plus forte raison piétiner de façon ostensible un Livre saint.
La laïcité, la liberté de culte laisse à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire. Mais elle n’autorise pas à insulter, profaner, outrager ce en quoi l’autre croit. En tout cas pas ici au Mali.
L’énergumène qui s’est cru autoriser à profaner le Saint Coran doit l’apprendre à ses dépens. Non pas par la vindicte populaire mais par des poursuites judiciaires et un procès en bonne et due forme.
Malgré notre légitime colère !
Me Mountaga TALL

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