Se cachant derrière la presse, c’est devenu tellement facile de se fendre d’un communiqué de presse et de le publier, au lieu d’organiser une conférence de presse ouverte, qui donne l’opportunité aux journalistes de poser les bonnes questions. A travers un communiqué dénué de toute crédibilité, parce que manquant de preuve, certains marchands corporatistes improvisés pensent-ils pouvoir bousculer la colline ou ameuter la République, en accusant le département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de « favoritisme et de népotisme sur le choix des postulants » au concours d’enseignement supérieur ?
Doit-on rafraichir la mémoire à ceux qui ont tendance à l’oublier, que le Pr Amadou Kéita, est cet ancien Directeur général de l’École nationale d’Administration (ENA), qui a démissionné de ce poste en février 2019 pour ne pas avoir à cautionner les travers que certains cherchent aujourd’hui à l’accuser, sans preuve, en tout cas jusqu’à la preuve du contraire. C’est lui qui est par la suite revenu par la grande porte, en Octobre 2020 comme ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique? Doit-on enquêter sur la qualité des accusateurs ? Cherche-t-on à prendre une revanche sur l’homme ?
Vivement qu’arrive au Mali, le temps où l’accusateur doit apporter la ou les preuves de ses accusations. Doit finir également, le temps où les menaces et autres invectives effraient et font reculer les décideurs conscients de la justesse, de la légalité et de l’opportunité de leurs décisions. Doivent réfléchir par deux fois, des énergumènes et autres imposteurs se croyant investis du pouvoir d’effrayer, pour faire renoncer aux honnêtes gens, leurs décisions prises. Veut-on se servir du postulat, que les honnêtes gens craignent pour leur honneur, que ces personnes peuvent reculer pour éviter d’être accusés de voleurs, de fraudeurs, de népotisme et de corrompus ? Question : les fils, les frères ou même la fiancée d’un responsable doivent-ils faire les frais de cette qualité et en être des victimes ? Le neveu d’un ministre s’il réunit les conditions n’a-t-il pas le droit de passer à un concours ? Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !
B. Daou

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