Contreproductives ses sanctions n’ont atteint aucun de leurs objectifs dont le premier était d’affamer le peuple malien par l’embargo, de l’appauvrir par les sanctions financières et enfin d’obtenir un soulèvement massif contre les autorités de la transition.
Dans cette souffrance voulue par ses frères de la CEDEAO, le peuple du Mali a préféré la dignité dans la faim et la pauvreté, pour recouvrer sa souveraineté, et alors toute sa souveraineté.

Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, lors de la manifestation populaire historique du 14 janvier 2022, pour rejeter les sanctions illégales illégitimes et inhumaines de la CEDEAO. Environ 4 millions de personnes ont manifesté à travers le Mali, contre les sanctions qui visaient à affamer le peuple malien et à le pousser à se révolter contre les autorités de la transition.

Digne dans la souffrance, le peuple malien est resté soudé comme un seul à l’instar de la grande manifestation du 14 janvier, derrière les autorités de la transition, le duo Choguel-Assimi.
Le Dr Choguel Kokalla MAÏGA, qui était le porte flambeau, ce 14 janvier 2022, sur la place de l’indépendance, de la manifestation contre les sanctions de la CEDEAO, et qui a, tronqué son boubou traditionnel contre le treillis militaire en signe de solidarité avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) du Mali, est resté inoxydable, nourri de cette sève populaire depuis ce discours à l’occasion du Débat général de la 76ème Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies (New-York, le 25 septembre 2021), où il a prononcé « l’abandon en plein vol » du Mali par la France. https://www.un.int/mali/sites/www.un.int/files/Mali/vf_discours_pm_choguel_maiga_76agnu.pdf
Aujourd’hui, les autorités de la Transition demeurent, et le peuple réel du Mali n’a aucun complexe, aucun ressentiment contre les militaires, parce que les acteurs politiques n’ont pas été meilleurs de l’avènement du multipartisme le 26 mars 1991 à ce jour. La GANGRÈNE DÉMOCRATICIDE étant la FRAUDE ÉLECTORALE, la nouvelle loi électorale offre-t-elle une garantie de sortir enfin de l’auberge ? Rien n’est moins sûr ! Un éventuel démariage avant la fin de la transition, du Premier ministre Dr Choguel Kokalla MAÏGA et du Président de la Transition Assimi GOÏTA, mettrait sans doute en péril le fragile processus de reformes politiques et institutionnelles voulues par les forces vives du Mali, à travers les Assises nationales de la refondation (ANR) et provoquera sans doute au niveau de la population, un reniement total de la partie qui se rendra coupable de tel agissement. Qu’on se le tienne pour dit. Vous avez restitué aux Maliens, qui n’est plus réduit à raser le mûr, sa fierté, sa dignité et son honneur d’antan. Pourvu que ça dur, qu’on sache les garder.
Chapeau bas pour le gouvernement qui a su maintenir le cap fixé par le duo Assimi-Choguel, tenir bon contre vent et marrées, en particulier au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP; au ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni SANOU; au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement Abdoulaye MAÏGA… A suivre…
B. DAOU

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