Nioro hasaniya vous dit « Jazaka lahu kayran » !
Nioro soninke vous dit « An nawari » !
Nioro fulfulde vous dit « A jarama » !
Nioro bamanankan vous dit « I ni ce i yèrè ye » !

Ces hommages à vous faits par Nioro profond ne sont point usurpés.
En effet, le 8 octobre dernier, nous avons jeté une bouteille à l’eau sous forme de tribune intitulée « Nioro s’écroule » et nous avons initié, à sa suite, un film de sensibilisation à la demande de nos concitoyens de Nioro. Dans la foulée de cette tribune, le reportage télévisé sur le même thème visait à mobiliser les ressortissants de Nioro à venir en appui à l’Etat et à ses démembrements administratifs et municipaux. Refaire de « Noor El Sahel [la ville lumière] » (Nioro du sahel) le joyau qu’elle a été depuis le Moyen-âge sur la piste transsaharienne ouest qui partait de Walatta (en Mauritanie actuelle) et regagnait le sud du Sahara dans le Bilad-es sahel, faisant de Nioro un pont entre le nord et le sud du Sahara.
Le jeudi 23 décembre 2021, vous avez, comme en écho aux cris du cœur émanant des fils de Nioro du Sahel, repris le flambeau au vol de l’Association de Développement du Cercle de Nioro (ADCN), qui s’était mobilisée et prévoyait des journées de réflexion pour jouer sa partition dans la réhabilitation de la ville mystique et mythique.
Monsieur le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga, aux noms des autorités de transition, vous décidez d’aller au-delà d’une simple réhabilitation de Nioro, que nous appelions modestement de tous nos vœux dans notre Tribune et de lui offrir ce qui correspond mieux à son statut d’antan au Sahel occidental et bien au-delà.
Nous saluons ici ce qui, en 60 ans, depuis l’accès de notre pays à l’indépendance, constitue le séjour d’un homme d’Etat au Mali le plus fructueux pour la ville de Nioro. Ce seront, en effet, immédiatement plus de 4 milliards de nos francs qui seront injectés dans l’électricité, l’eau, la santé, la route, le cheptel, donc, le développement de la nouvelle capitale régionale dont les coups de pioche ont été donnés dès les premières heures de l’arrivée de Choguel Kokalla Maïga dans la ville sainte. Avant de dévoiler, cerise sur le gâteau, que des actions seront entreprises au profit de la nouvelle région pour plusieurs centaines de milliards de nos francs.
Le Premier ministre, incontestablement, a su toucher le cœur de ses hôtes, en remettant au Khalife des Hamawi, presque jour pour jour, le décret de nomination de l’aéroport international de Nioro (il desservait la Mauritanie) au nom du très vénéré Cheick Ahamada Hamaoullah, père de l’actuel khalife des Hamawi, le Cheick Mohamedou Ould Hamallah dit Bouyé. Rappelons, en effet, que Cheick Hamallah a été déporté, une première fois par l’administration coloniale, en décembre 1925, pour « subversions contre l’autorité », à Mederdra, en Mauritanie, jusqu’en 1930, et à Adzopé, en Côte d’Ivoire (de 1930 à 1935). Il regagne, dans une atmosphère de liesse populaire Nioro du Sahel, le 16 janvier 1931. La symbolique n’est certainement pas passée inaperçue, car c’est une date qui « habite » la communauté Tidiane de Nioro.
Le séjour de Choguel Kokalla Maiga à Nioro du Sahel marquera, donc, sans nul doute, d’une pierre blanche l’histoire récente d’une ville, qui a abrité les hauts faits de la résistance à la pénétration coloniale, et qui a rayonné au plan religieux au-delà du Soudan- Français.
Sa renaissance est attendue par toutes les révélations mystiques et, pour la petite histoire dans la grande Histoire de Cheick Hamallah, elle a été rappelée, dans les années 1975, par feu Adama Bâ, le chauffeur attitré du Chérif. En effet, le sieur Adama Bâ a apostrophé un de ses condisciples dont le fils s’était confié à lui après s’être vu contrarié dans sa volonté de s’octroyer un jardin par ses propres moyens financiers ! « As-tu oublié ce que Cheick Hamallah a prophétisé devant nous tous : un jour viendra où, même disposant d’espèces sonnantes et trébuchantes, il sera très difficile de s’acheter la maison de son choix dans Nioro ! Alors, laisse-le acheter tous les jardins et espaces libres de Nioro s’il en a les moyens !», a-t-il tranché net en faveur de leur fils.
Cette renaissance ne manquera pas d’être associée, par une population reconnaissante, au nom de celui qui a porté la bonne parole du président Assimi Goïta : Choguel Kokalla Maïga.
Encore une fois, sinon mille fois :
-Merci pour l’électricité parce que la lumière, qualificatif éponyme de Nioro, est l’antidote par excellence des ténèbres, au propre comme au figuré !
-Merci pour l’eau parce que, sans doute source de vie, mais qui vaut son pesant d’or dans le Sahel déshydraté !
-Merci pour la santé, avant tout et après tout !
-Merci pour la route parce que, paraphrasant l’autre, « la route du développement passe par le développement de la route » !
-Merci pour le cheptel, l’alpha et l’oméga du Sahel !

Dicko Seidina Oumar –DSO-
Journaliste-Historien- Ecrivain
Seidina Oumar Diarra –SOD-
Journaliste – Politologue- ….
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