La Division des Droits de l’Homme et de la Protection (DDHP-Minusma), en communion avec le gouvernement et les organisations de défense des droits de l’Homme au Mali, a célébré ce 14 décembre 2021, la Journée internationale des Droits de l’Homme, à l’hôtel Radisson Collection de Bamako. Le thème « Égalité » défini cette année par le Haut Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), se décline par le slogan « Tous humains, tous égaux – pour un monde meilleur, plus juste, plus vert ». Étaient aux côtés de l’équipe de la Minusma, les représentants du Ministre malien de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH), de WILDAF-MALI (Femmes, Droit et Développement en Afrique), du Réseau Media et Droits de l’Homme (RMDH) et bien d’autres engagés sur le front des droits de l’homme.

Ainsi, c’est l’article premier de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (DUDH), qui était à l’honneur : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ». C’est le 10 décembre 1948, que les 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot (résolution 217 A (III)). Pour commémorer son adoption, la Journée des droits de l’homme est célébrée chaque année le 10 décembre. Ce document fondateur continue d’être, pour chacun d’entre nous, une source d’inspiration pour promouvoir l’exercice universel des droits de l’homme. Et pour des raisons de calendrier, il est célébré tout le long de ce mois, comme c’est le cas ce 14 décembre à l’hôtel Radisson Collection (ex Sheraton).
Plusieurs communications officielles et un panel ont meublé cette Journée internationale des Droits de l’Homme (JIDH) au Mali, et ont touché à l’essence de la Mission multidimensionnelle des Nations-Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) et les activités de la DDHP et l’état des lieux des droits de l’homme à travers le Mali. Les activités de DDHP auront permis d’obtenir dans la collaboration une large implication de la société civile, à travers la mobilisation de plusieurs associations et organisations.

Les participants ont eu droit à une allocation de circonstance du président de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH), lecture du message de la Haute-commissaire des Nations-Unies aux Droits de l’homme à l’occasion de la JIDH 2021, lecture du message du Secrétaire général des Nations-Unies, à cette même occasion, et lecture du message du gouvernement malien.

JIDH: de gauche à droite, le modérateur Diarra,, le conseiller technique Abdoul Karim Diarra, la Magistrate Mme Traoré Dieneba Diakité (WILDAF), le président du RMDH Boukary Daou, le Secrétaire général de la CNDH Zoumana Diarra.

Le panel sur le thème « Égalité : Tous humains, tous égaux, reconstruire un monde meilleur, plus juste plus vert », a été animé par quatre panélistes, en l’occurrence Abdoul Karim Diarra, le conseiller technique en charge des Droits de l’Homme du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mme Traoré Dieneba Diakité, Magistrate et responsable de WILDAF MALI, Boukary Daou président du Réseau Media et Droits de l’Homme (RMDH) et le Secrétaire général de la Commission nationale des Droits de l’Homme, Zoumana Diarra. Les panélistes qui ont présenté leur communication sur le thème, leur analyse de la situation des Droits de l’Homme au Mali et les perspectives. Une minute de silence a été observé dans la salle, suite au décès du journaliste Makan Koné, ancien président de la maison de la presse et défenseur de la liberté d’expression et de la presse.

Cette journée du 14 décembre a permis de noter une forte implication de la DDHP pour promouvoir l’égalité, notamment la sensibilisation au contenu de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (DUDH). Les intervenants ont souligné l’importance de l’égalité, et encore plus dans un contexte de la pandémie de COVID-19, et soutenu que les approches du développement fondées sur les droits de l’homme constituent le meilleur moyen de réduire les inégalités et de reprendre le chemin de la réalisation de l’Agenda 2030. A travers des exemples pratiques, ils ont indiqué qu’une plus grande égalité, pouvant s’obtenir à travers une bonne gouvernance, pourrait conduire à surmonter les crises mondiales.

B. Daou

Le Républicain

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